En attendant 2012

Publié le par Antoine Chainas

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La Cité du soleil"Notre société en est arrivée à ce point de désordre que la condition des travailleurs, c'est-à-dire du plus grand nombre, y est devenue intolérable. L'évidence du mal est si grande que personne ne songe plus à la nier. Les hommes mêmes qui sont appelés à diriger la société reconnaissent que son organisation n'est plus en harmonie avec ses besoins puisqu'ils avouent qu'il y a quelque chose à faire ; toutefois, ils se gardent bien de proposer la plus simple réforme. L'aveu leur a échappé et, peut-être, après y avoir réfléchi, se sont-ils aperçus qu'il y avait plus à faire qu'ils ne se sentaient capables d'entreprendre sans alarmer les positions qui les maintiennent dans la leur. A mesure que la pourriture de ses vieux étais laisse l'édifice social s'écrouler fragments par fragments, les maîtres de la politique s'effraient et proclament la nécessité du statu quo avec un entêtement dont l'ardeur redouble en proportion de l'urgence et de la grandeur des changements qu'il faudrait accomplir."

Voilà, c'était en 1840, dans la préface que Villegardelle rédigeait à l'occasion de la première édition française de La cité du soleil, de Campanella (1602). 

Et depuis ?

 

P.S : Ci-contre, la réédition en 2000 par les éditions Mille et une nuits, avec une nouvelle traduction de Tripet.

 

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