En écoutant Glenn Gould

Publié le par Antoine Chainas

Lorsque la guerre invisible 4JTTD00Z 2

Enrage sous l'apparente bassesse

D'une demeure statique

La came dans mes veines, qui tonne

Sans jamais s'arrêter

En attendant, je m'assois

La seringue sur le matelas

La seule beauté qui me reste

Un chant, le murmure d'une feuille

Et le rire d'un enfant

Sous le râle du rush

A l'intérieur, la tempête

Le garrot qui me leste

Disparaît en douceur

Me délaisse, plus de peur

Je ferme les yeux, j'écoute

Les lèvres ouvertes, j'écoute

Les caresses de Glenn Gould.

Publié dans nouvelle-poésie

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