La trêve

Publié le par Antoine Chainas

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Vivre dans le noir, au détour d'un pont

Vivre la souffrance et le deuil et le pardon

Vivre sous les cardons, le temps du travail

Vivre en Capitale, vivre vaille que vaille

A la bougie frêle qui ne dit pas son nom

La flamme vacillante au souffle des oraisons

Ta langue sur mes lèvres, le sel de ton con

L'amour tétanisé, l'amour presque mort

Il faut happer, il faut mordre très fort

La main tendue sans honte d'accepter le sort

A la brisure des vagues et à l'écho des larmes

Du chant de l'oisillon jusqu'à celui des armes

L'humus tiède, la sève monte, l'arbre qui demeure

Disperse dans son feuillage le plus triste des pleurs

Publié dans nouvelle-poésie

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