Julien...

Publié le par Antoine Chainas

« Pour moi, l'écrivain est quelqu'un qui écrit, qui a envie d'écrire, qui écrit des livres, puis il passe le texte à l'éditeur qui s'occupe de l'imprimer, de le diffuser, de le faire connaître, de faire la publicité, etc. Chacun son métier. Je considère que c'est ainsi qu'il faut continuer, je me suis toujours comporté de cette façon, mais maintenant - je crois que c'est à tort - les écrivains ont pris sur eux une bonne partie du travail qui revenait à l'éditeur. Ce sont eux qui font la promotion de leurs livres (…). On demande aujourd'hui à l'homme d'État d'être constamment en prise, en état de dialogue familier et immédiat avec les citoyens. On le demande aussi à l'écrivain avec son public, alors que son travail essentiel est d'écrire des livres – de qualité si possible – et non de « causer dans le poste », de parader sur les estrades télévisuelles, ou de discuter de ses livres avec les bambins des classes élémentaires. Cela n'a pas grand sens, ni grande portée, et on a le droit de s'en abstenir. »


En lisant, en écrivant

 

Julien Gracq - Editions Corti - 1985.
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H
arghhhhhhhhhhhh<br /> faut que j'attende un lundi avant le retour au chagrin et a 40 ans revolus pour réentendre <br /> parler de ces gammes<br /> arhhhhhhhhhhh<br /> voila quand on est perfide.....<br /> ah manset, la classe, pour la musique de temps en temps
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A
Eh oui, Holdrix, la musique a aussi son Julien Gracq. Avant, il y avait Gérard Manset, maintenant, tu prends la relève (rires). En ce qui concerne une crise éventuelle du livre et une sélection "économiquement naturelle" (cherchez l'oxymore) vers le haut, je n'aurais qu'une chose à dire : si seulement...<br /> Amitiés phrygiennes (les zicos comprendront).<br /> Antoine.
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H
restons perfide<br /> <br /> comme pour l'immobilier, je vous souhaite une crise du livre, seuls resteront les bons<br /> nan je deconne...<br /> par contre pour la pate fimmo, les confitures, les bijoux , le ma cramé etc etc, je renverrai bien les femmes au foyer...<br /> <br /> nan je deconne aussi<br /> <br /> pour la musique, j'ai assez fait de concerts de merde ou il faut discuter avec le ""peuple,"" et pourquoi si et pourquoi cela,<br /> alors qu"en studio, mis a part toi et ton miroir et les esclaves affranchis qui t'accompagnent t'es cool, <br /> <br /> amities d'un caracteriel non affranchi
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A
Se détacher du lot, oui, mais dans quel but, finalement, autre que commercial ? (la réponse est bien sûr dans la question). Se faire remarquer, être reconnu, oui, mais par qui, pourquoi ? Aucun rapport avec l'acte pur. Et puis Pynchon, ah, Pynchon, évidemment... Bien vu, jenotule.<br /> Amitiés.<br /> Antoine.
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J
Je crois que la profusion joue sur le prorata de personnes qui, du coup, change la donne. Il y a d'une part la société qui base la reconnaissane de l'auteur sur sa visibilité via les outils de communication (les salons, la télé, et maintenant... les blogs). Mais quand il n'y avait que peu d'écrivains, si quelques uns se prêtaient au jeu, aujourd'hui combien sont-ils ? A mon sens, la multiplication induit qu'il faut se détacher du lot. Tellement d'écrivains médiocres, il leur faut bien se faire remarquer. Tellement d'écrivains qui s'éloignent justement de cet "acte pur".<br /> A l'extrême inverse on peut noter ceux dont "l'invisibilité" fait parler : Pynchon...
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