Février 2009 : ils arrivent
La collection Interstices, chez Calmann-Levy, dirigée par le brillant Sébastien Guillot, n'en finit plus son travail de repêchage salutaire (Christopher Moore, abandonné par la Série Noire), d'exhumation d'oeuvres transversales et inclassables (Battle Royale, de Takami Koushun, Les Mille et Une Vies/Guerres de Billy Milligan, de Daniel Keyes, Lilliputia, de Xavier Mauméjean..), et de traductions d'oeuvres cultes, attendues comme le messie ou la fin du monde : en témoignent La Voix du Feu, d'Alan Moore, édité l'année dernière ou bien, en février prochain, la parution d'un diptyque hallucinant, hilarant, objet d'une adoration sans borne de la part d'une poignée d'activistes déviants qui s'organisent comme des groupes de guérilla urbaine pour propager la bonne nouvelle en nos franchouillardes contrées.
Ma tirelire étant rarement pleine, il n'arrive pas souvent que je la casse. Mais là, papa Noël, si tu m'entends... Ou mieux et plus pragmatique, Sébastien, si tu me lis...


Max Brooks est le fils de Mel. Au moment de leur parution outre-atlantique (respectivement 2003 et 2006), les deux opus dont il est l'auteur firent beaucoup de bruit. Un bruit qui s'est amplifié, transmis de passionné en passionné, à tel point qu'aujourd'hui, alors que Guide de Survie en Territoire Zombie (faux manuel, dans la parfaite lignée des survival books) et World War Z (vrai pamphlet social et faux document oral hérité des travaux de Studs Terkel - La Bonne Guerre et Working - et dont récemment on a pu lire un autre exemple tout aussi concluant dans la forme avec Peste, de Palahniuk) arrivent sous nos latitudes, ils ont déjà le statut de classiques indispensables de la zombe attitude et au-delà. Forcément bienvenues, ces parutions relèvent de l'opération de santé publique dans un paysage éditorial - à quelques exceptions près dont nous parlons régulièrement - de plus en plus restreint, de plus en plus ciblé, de plus en plus optimal : en un mot de plus en plus hygiénique.
Ma tirelire étant rarement pleine, il n'arrive pas souvent que je la casse. Mais là, papa Noël, si tu m'entends... Ou mieux et plus pragmatique, Sébastien, si tu me lis...


Max Brooks est le fils de Mel. Au moment de leur parution outre-atlantique (respectivement 2003 et 2006), les deux opus dont il est l'auteur firent beaucoup de bruit. Un bruit qui s'est amplifié, transmis de passionné en passionné, à tel point qu'aujourd'hui, alors que Guide de Survie en Territoire Zombie (faux manuel, dans la parfaite lignée des survival books) et World War Z (vrai pamphlet social et faux document oral hérité des travaux de Studs Terkel - La Bonne Guerre et Working - et dont récemment on a pu lire un autre exemple tout aussi concluant dans la forme avec Peste, de Palahniuk) arrivent sous nos latitudes, ils ont déjà le statut de classiques indispensables de la zombe attitude et au-delà. Forcément bienvenues, ces parutions relèvent de l'opération de santé publique dans un paysage éditorial - à quelques exceptions près dont nous parlons régulièrement - de plus en plus restreint, de plus en plus ciblé, de plus en plus optimal : en un mot de plus en plus hygiénique.
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