Dans la tête d'un écrivain

Publié le par Antoine Chainas

Aujourd'hui, quatorzième édition des journées autour des littératures policières de la ville de Vienne, Sang d'Encre deuxième partie.

Voici quelques photos extraites du débat dont le vrai thème était : "Ce qui change dans le polar français avec la nouvelle génération d'auteur" (et non pas "Alopécie : mythe ou réalité ?" comme annoncé précédemment, bande de canaillous).

Ces clichés m'ont été envoyés par Corinne et Jacques, pétillants animateurs de la dernière vraie émission de radio consacrée au polar dans la région et à laquelle j'ai eu l'insigne honneur de participer de mon vivant : Ondes Noires.

Ces prises de vues, très expressives, me donnent l'occasion de vous convier à une expérience unique, inédite, que dis-je, transcendantale : savoir ce qui se passe dans la tête d'un écrivain au cours d'un débat. Thierry Caquais, l'émérite animateur, est à gauche. Au milieu, c'est le formidable Marin Ledun, auteur du spectaculaire et très éthylique Modus Operandi et de Marketing Viral, très pro, très digne et surtout diablement éloquent durant l'ensemble de la rencontre. Et à droite, c'est moi, dont vous allez pouvoir suivre, pratiquement en temps réel, le fil des pensées profondes et torturées.

 

"J'ai un truc qui me gêne devant la bouche, là... Ah, c'est le micro."

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  "Grumph... Putain de mouche !"

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

"Ai-je acheté le pain avant de partir ? Baguette or not baguette, that is ze question."

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Transcendantal, on vous dit.

 

 

 

 

 

 

 

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Publié dans polar

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M
D'autres thèmes de débats à venir... "quelle critique pertinente un roman noir peut-il réellement porter dans le champ des industries culturelles ?" ou "le spectacle d'un roman noir violent dans le grand spectacle du livre, quel intérêt ?" ou encore "comment concilier la radicalité de certains propos tenus dans un roman avec la réalité du marché du livre ?"... Bon, il y a de quoi faire pour les années à venir et dans la gestion des contradictions socioéconomiques qui nous traversent. Nous voilà soulagés...
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A
<br /> <br /> "Le spectacle d'un roman noir violent dans le grand spectacle du livre, quel intérêt ?". Celle-là, je l'aime bien. Je pense d'ailleurs que toi et moi avons déjà la réponse ;).<br /> <br /> <br /> Amitiés.<br /> <br /> <br /> Antoine.<br /> <br /> <br /> <br />
J
Je réfléchis à un thème qui vous évite de transformer le débat en ébats. C'est vrai quoi, ce consensus manque de sang ! Euh... qu'est ce que le réel ? Pourquoi les flics de roman sont toujours alcooliques ? Qu'est ce qu'un cliché ?
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A
<br /> <br /> Ah, jenotule, ce sont encore des questions qui risquent de nous amener à une proximité que d'aucun jugeront indécente. Moi, je propose un truc plus trash, genre : "faut-il exterminer les auteurs<br /> qui écrivent des livres de plus de cent pages ?" ou "Les écrivains de polar sont-ils des escrocs ?" Je vais y réfléchir ;). En tout cas, merci pour ces fort belles suggestions.<br /> <br /> <br /> Amitiés.<br /> <br /> <br /> Antoine.<br /> <br /> <br /> <br />
J
Un petit mot d'une ancienne participante à l'émission Ondes noires (la classe...) pour te signaler que ton article sur Kriss est en ligne sur le blog de Moisson rouge!<br /> Amitiés,<br /> j.
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A
<br /> <br /> Merci chère Judith,<br /> <br /> <br /> J'ai fait juste un petit post pour signaler l'infraction. A bientôt. Amitiés.<br /> <br /> <br /> Antoine.<br /> <br /> <br /> <br />
F
Voilà deux auteurs que j'aimerais rencontrer ensemble. Ce doit être sympa de discuter avec vous 2 :-) Vous venez quand sur Lorient?...
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A
<br /> <br /> Quand tu nous offres le café, Fabien, pas de problème :o). En plus, j'ai toujours rêvé de visiter l'Espagne ;). En tout cas, c'est sûr, à un moment ou à un autre, on se rencontrera tous les trois<br /> : le monde n'est pas si grand que ça ! Mais fais attention, peut-être, à cet instant-là, te souviendras-tu des propos que tu viens de tenir avec quelques regrets :0).<br /> <br /> <br /> Amitiés.<br /> <br /> <br /> Antoine.<br /> <br /> <br /> <br />
M
J'ai été un peu rapide. Je parlais de littérature générale "contemporaine" (en encore, c'est une généralité, il doit bien y avoir quelques exceptions - je note d'ailleurs avec délectation les tentatives d'écrivains comme Houellebecq d'aller vers une littérature de genre tout en s'en défendant), et non passée (mais encore tellement présente...). Tu parles de Camus, Céline, mais je dirai aussi et parfois aux antipodes Stendhal, Sade, Caldwell, etc. On peut même complètement renverser la proposition et considérer que Gibson, Peace ou Chainas sont de la littérature générale ET populaire. Je te rejoins donc complètement du début à la fin, mais il va falloir réfléchir à des points de discorde un peu plus conflictuels (the show, toujours the show, même sur un blog anonyme..), sinon, tout le monde va finir par croire qu'on couche ensemble.
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A
<br /> <br /> Ah, ah... Promis, la prochaine fois, je vais essayer de trouver un thème franchement polémique et d'adopter une position tout à fait odieuse. Ca va saigner ! Plus sérieusement, je suis bien<br /> d'accord avec toi (décidément) et Houellebecq constitue un des exemples les plus frappants dans la littérature contemporaine nationale. Un exemple auquel je n'avais pas songé. Bien vu, Marin.<br /> Bon, j'arrête là, sinon, effectivement, on va finir par se poser des questions ;). En tout cas, et quoi qu'on en dise, ça fait vraiment du bien de savoir qu'avec certaines personnes s'instaure<br /> une proximité d'esprit, une vue globale similaire (en particulier, j'avais beaucoup aimé, lors du débat, la manière dont tu avais parlé de la pornographie quotidienne à laquelle nous sommes<br /> soumis et qui ne se situe pas toujours là où on l'attend), mais aussi quelques points de divergence quand même. C'est ça qui est bien. A bientôt, alors, pour une confrontation musclée :).<br /> Amitiés. Antoine.<br /> <br /> <br /> <br />