Publié dans : polar

Quelque part, dans le monde tel que nous le connaissons, il existera bientôt un certain rapport entre ceci :


Et ceci :

 

Ce rapport, vous le découvrirez (ou pas) lorsque sortira
Une Histoire d'Amour Radioactive
Éditions Gallimard
Série Noire
Avril 2010

Par Antoine Chainas
Jeudi 15 octobre 2009

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Publié dans : Mona Cabriole
Tu passes la Nene par l'A43, directement du Nord au Sud. Tu ne t'arrêtes pas pour admirer les flots boueux de la rivière. Tu longes Far Cotton qui n'a pas connu de jours heureux depuis l'investiture de Thatcher et la privatisation exemplaire de la British Rail en 96. La pluie n'arrange rien. Une saucée noire, opaque, qui ne laisse filtrer aucun espoir. On raconte que les gens d'ici, pour ceux qui ne se sont pas suicidés et ceux qui ne se sont pas expatriés, s'habituent.
Pas toi.
Tu contournes Delapre Park. Depuis qu'ils y ont retrouvé un étudiant décapité avec sa jambe droite en guise de cou, tu fais toujours comme ça.
Tu évites les alentours du Northampton General Hospital. Peut-être pour la même raison sauf que, cette fois, il s'agissait de l'oeuvre de l'équipe de nuit qui avait un peu trop abusé du protoxyde d'azote avant une opération de la vésicule biliaire.
Tu arrives à l'Ordalia, un pub tout en longueur, encaissé comme un vilain chancre derrière la Parish Church of All Saints, en plein centre-ville. Tu es à la bourre. La pluie ne lave rien. Ni les péchés, ni les trottoirs.
Il est déjà là, masse bestiale vautrée sur le comptoir. Sa chevelure noire d'encre, dont les pointes les plus téméraires atteignent le bas des reins, est toujours aussi abondante. Bon Dieu, comment fait-il ? Tu tâtes le haut de ton crâne déplumé, reprends ton souffle et t'installes à côté de lui.
- Eh Alan, comment va ? Ca fait un bail.
Il ne répond pas, le nez et les longs poils de sa barbe plongés dans la mousse certifiée lager.
Tu as décidé de ne pas te laisser entamer le moral par ce sinistre personnage.
Une petite tape dans le dos pour détendre l'atmosphère. Il lève les yeux sur toi. Tu regrettes immédiatement ton geste de familiarité. Il te fixe. Des orbites aussi sombres que des culs de bouteille au fond du caveau. Tu ne vois pas de mal à laisser libre cours aux pulsions tactiles. Ton côté méditerranéen et sarkozyste, sans doute. Mais son regard te met mal à l'aise. Tu essayes de n'en rien montrer :
- Tu m'as appelé ? Ca avait l'air urgent. C'est pas grave, au moins ?
- Non, il répond. J'ai sorti un nouveau fanzine. Ça s'appelle Dodgem Logic et c'est centré sur Northampton et les environs. Ça parle de comics et de musique. Dedans, il y a aussi des pubs pour les artistes locaux. C'est pour ça que je t'ai appelé.
- Je suis venu aussi vite que j'ai pu, t'as remarqué ?
- Ouais, t'as deux heures de retard. Bon, tu prends quelque chose ?
- Pas d'alcool pour moi.
- On est en Angleterre, Antoine. Et ici, c'est un pub, au cas où t'aurais pas remarqué.
- Bon. Un jus d'orange, alors.
Vous sirotez vos breuvages en silence.
Dehors, la pluie redouble de violence sans qu'il soit pour autant un réconfort d'être à l'intérieur.
Ça dure une éternité. Tu te forces à ne pas regarder ses énormes bagues à tête de mort ou de bouc en rut qui lancent des éclairs au bout de ses doigts chaque fois qu'il porte la mixture à ses lèvres.
Finalement, à bout de nerfs, tu romps le silence.
- Sinon, ça va ?
- Y a pas à se plaindre.
- Tu m'étonnes.
Nouveau silence.
La pluie, rageuse.
Tu fais une nouvelle tentative :
- Au fait, j'ai lu ton dernier bouquin paru en France. Celui chez Interstices. Il est super. Félicitations.
- Mon dernier... Lequel ?
- Tu sais, celui avec les vampires. La suite des Dents de l'Amour.
Il plisse les yeux. Peut-être est-il touché par mon compliment ?
- Ce bouquin-là, c'est Christopher Moore, connard.
- Ah, tu fais. Note que j'étais pas loin, mais j'ai toujours eu du mal avec les prénoms.
Tu repiques du tarin dans la tisane. Sans doute parce qu'après une telle bourde, il n'y a plus grand-chose à dire.
Après une longue, trèèès longue gorgée, il soupire.
- Bon, alors tu vas en causer ?
- Hein ? De quoi ?
- Ben de mon fanzine. Pourquoi tu penses que je t'ai appelé ? Ca serait vraiment bien que t'en touches deux mots sur ton blog. Pas grand-chose, juste un petit article en passant, tu vois ? Avec la couverture. Ce qui serait chouette, ça serait que tu la montres bien. Elle donne un aperçu assez fidèle du contenu. Le côté apocalyptique, décalé et en même temps, avec la référence distanciée à la pop lit. Tu crois pas que je vais te payer un verre pour rien, quand même ?
Tu te grattes le menton. Un peu de jus d'orange a bavé sur ta barbe clairsemée. Tu as oublié de la tailler.
- J'en sais rien. C'est local, ton truc.
- Ouais. Mais du local global, si tu vois de que je veux dire.
- Mmmmh.
- Bon, alors ?
- Ouais, c'est possible. Faut voir. Ah, au fait, tu sais que moi aussi, je viens de sortir un machin ? Ça s'appelle Six Pieds sous les Vivants, c'est une série avec une héroïne récurrente qui s'appelle Mona Cabriole. Elle est journaliste et elle parcourt les différents arrondissements de Paris. Des auteurs comme Hédouin, Biberfeld, Ledun, ont déjà fait un numéro. Je me suis occupé du douzième.
- Ah ouais ?
- Ça devrait de plaire. Il y a des cadavres, de l'amour, de l'amour avec des cadavres et puis il y a un mec qui te ressemble un peu. Bon, c'est un méchant, mais on va pas s'arrêter à ce genre de détails, hein ? Tu pourrais en parler, dans ton fanzine.
Il ferme des yeux. Il semble réfléchir. Projeter un meurtre très violent. Ou s'endormir. Ou entrer en coma éthylique. Tu es pendu à ses lèvres.
- Peut-être...
Il hésite, puis reprend :
- Mais Paris, le 12 ème, c'est vachement local, quand même.
- Bien sûr, tu t'enflammes, mais du local global.
Alan Moore garde les yeux fermés. Les dernières paroles que tu l'entendras prononcer lors de cet entretien seront :
- Ah, alors forcément...
Par Antoine Chainas
Jeudi 15 octobre 2009

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Publié dans : Mona Cabriole
"Our most fundamental assumptions about money and commerce are actually false ones – artifacts of a 400-year-old plan by a waning aristocracy to maintain control of Western Europe. Although the architects of this corporatism have long since passed on, we still live in a landscape defined by their plans and have internalized their values as our own."
Douglas Rushkoff - Life Inc. Random House Publishing. Juin 2009.

Faites partie de la corporation, soutenez les héritiers la vieille aristocratie, participez à la protection des valeurs traditionnelles, aidez le capital, restez conservateur. Entre deux défonces médicalisées et une phase terminale, achetez un livre papier à un vrai libraire dans une librairie indépendante. Si les idées dangereuses, subversives et utopistes de Douglas Rushkoff (auquel un clin d'oeil appuyé est par ailleurs fait dans Versus - les fans reconnaîtront, les autres s'en foutront comme de l'an 40) sont trop pour vous, peut-être sera-t-il possible de se rabattre sur l'opus 12 de Mona Cabriole qui paraîtra le 19 octobre ?

C'est tout le mal qu'on vous souhaite. De toute façon, pour 8,50 euros, entre faire partie de la vie en tant que manufacture ou crever d'un infarctus, le choix est plutôt mince.


Douglas...                       Moi...                       Et Mona.
Par Antoine Chainas
Vendredi 2 octobre 2009

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Amusant... On m'envoie un exemplaire d'un grand journal danois dans lequel on peut lire :

"At strive ekspilicit politiski i en underholdningsgenre som krimien er i bedste fald at gå for at være et klynkehoved, så er man venstreorienteret, eller en skiderik, så er man højreorienteret. Hele mediesystement nærer sig selv ved denne pacificering af magtrelationer, ved bøger uden brod, der ensretter tænkningen - og det gælder mest af alt for krimigenren."
Antoine Chainas, fransk forfatter af en række 'krimi noir'.
in. Bøger Nr. 204

Il va sans dire que je suis parfaitement d'accord avec ce que dit cet auteur... Farvel sålænge, folk.

Par Antoine Chainas
Samedi 12 septembre 2009

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659. C'est le nombre de premiers romans que les libraires auront à caser, tasser, rationaliser dans leur rayons lors du grand raout littéraire du mois de septembre. La nausée s'installera à mesure que nous verrons, sur nos écrans LCD 16/9, les gueules plus toute fraîches d'Amélie et de Frédéric thésauriser leur plan média, à mesure que les opérations "satisfait ou remboursé" se multiplieront, à mesure que nous nous enfoncerons dans le marasme d'un discours rabâché, inodore, indolore. Inapte à susciter la moindre érection.

Une rentrée alternative
Parmi ces 659 romans, il y en a un  qui vous conviera à une autre sorte de nausée. Pour des raisons différentes et même opposées, ce qui est déjà une qualité en soi.
Ce roman s'appelle Hécatombe. Il est signé du poète-slameur-ex-Spoke Orkestra Nada, dont j'ai déjà parlé ici. On connaissait déjà le talent de l'olibrius pour les textes courts, son attirance viscérale pour les marginaux : paumés, toxicos, putes, extrémistes, pervers... On connaissait aussi son manque de considération pour le politiquement correct et la norme. Une chanson qui commence par "Elle suce des bites, le regard vide..." (in Parties de Nulle Part) est forcément vouée à une confidentialité au moins proportionnelle à la vénération d'une petite frange de connaisseurs qui aura discerné - ou cru discerner - l'empathie déchirante dont Nada fait preuve à l'endroit des personnages qu'il décrit. Personnages dont personne - ou presque - n'ose s'emparer comme il le fait.



Non, rien de rien
Jean-François Platet, dirlo des éditions Baleine, homme de bon goût et de témérité, publie l'ouvrage dans sa collection Baleine Noire qui possède déjà à son actif les très recommandables Lit de Béton (Laurent Fétis), Magie Noire (Gilbert Gallerne) ou Stone Baby (Joolz Denby). Rien d'étonnant à retrouver l'opus monstrueux du sieur Nada dans cette collection. Et pourtant... Il semble qu'un palier soit franchi, et non des moindres, car Nada ne cède rien, à personne, jamais. Réaction violente au mainstream. Très violente. Glaviot purulent. Crise d'épilepsie. Hurlement blanc. De la merde et du sang. Éructant, mal élevé, moche, sale et pourtant étrangement humain. Parcours croisé de plusieurs "âmes perdues" dans un univers qui ne l'est pas moins : celui des taulards, des junkies, des menteurs, des violeurs, des meurtriers, des racistes, des malades et, les pires de tous, des gens qui s'ennuient... Une sorte de Carver qui se serait injecté 5 cc de méthédrine en intraveineuse avant de se mettre au clavier pour écrire Shoot Cuts. Les trois B : baston, baise, beuverie. Bras droit levé. Pureté de la race ou fist fucking : même combat. Aliénation, vide. Devant les coups de boutoirs qu'assène le livre, le monde qu'il décrit - des HLM aux beaux quartiers, même béton, même sanction -, on est tenté de se dire que l'auteur porte bien son pseudo.

Avec les dents
Vous l'aurez compris, le roman est réservé à un public averti. Même si cette information peut constituer un argument de vente pertinent pour une micro-niche ciblée, son intérêt est ailleurs. L'engin, au-delà de la provocation que les belles âmes ne manqueront pas de voir en lui, est intriguant à plus d'un titre.
Le style de Nada, d'abord. Un champ lexical raffiné, presque précieux, qui exacerbe la violence des horreurs décrites. L'outil est littéraire, indéniablement.
L'humour ensuite. A la bonne couleur et à la bonne température : très très noir et très très froid (on citera par exemple une partie de football nocturne, improvisée en pleine rue, assez, comment dire, rock'n roll...) Si on aime le registre, c'est parfait.
Provocation involontaire, contestation radicale, entière, brûlante, quelles que soient les étiquettes que l'on accole à l'opus, il semble que, dans le paysage éditorial français actuel, Hécatombe soit sinon aimable, désirable, du moins important et nécessaire en ce sens qu'il se situe exactement "de l'autre côté". Et qu'il refuse obstinément de faire le premier pas.
Ce premier pas, ce sera au lecteur de le faire : la compassion, l'identification possible, l'empathie, il faudra aller les chercher avec les dents, avec ce qu'il reste de tripes, tout au fond du trou, parce que pas un seul instant le livre de Nada ne vous mâchera le travail. Mais il vous fait confiance.
Et dans un monde tel que le sien, un monde de "rage à plein temps", c'est déjà énorme.

N.B : L'auteur me communique l'information suivante : à l'occasion de la sortie d'Hécatombe, une séance de dédicace aura lieu le 22 septembre 2009 de 18h à 19h00. Aux Trois Baudets, 64 boulevard de Clichy, 75018 - Paris. Métro: Blanche. Cette dernière sera suivie d'un tournoi poétique organisé par Universlam et d'une performance scènique de Nada.
Par Antoine Chainas
Mardi 1 septembre 2009

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Publié dans : polar

En passant, et parce qu'ils le valent bien (registred l'Oréal), un petit article sur deux bouquins résolument féroces lus récemment. Ce qui les lie ? Une science consommée du timing, de la respiration, d'abord. Les points / contrepoints définissant ce rythme consistent d'un côté en un sens indéniable du lyrisme - poisseux pour le premier (Willocks), sec pour le second (Teran) - et de l'autre en une incontestable propension à offusquer les esprits chagrins de certains intervenants blogo-forumo-sphériques-qui-se-piquent-de-critique par leur côté rentre-dedans, excessif, sauvage, brutal, sanglant, incontrôlable en apparence. Entendre sans concession, ce qui est, bien entendu, une qualité. L'ultra-violence de quelques passages aura, par son aspect nécessaire, non complaisant, et exempt de séduction, suscité l'engouement de certains - dont moi - et la réticence des autres : les esprits chagrins dont je parlais tout à l'heure. Ceux qui voudraient lire des romans noirs non violents, qui espèrent, dans la littérature du dérèglement, faire l'économie du pire : buveurs de décaféinés et fumeurs de cigarettes lights, risque-rien, courtes-vues, pète-sec et pisse-froid, couche-tôt, pousse-mégots, demi-sel et entre-deux, gagne-petit, lèche-bottes, fesse-mathieux, pis-aller et gobe-mouches, haut-les-coeurs, repose-méninges, semi-finis, passe-plats, rabat-joie, moins-value, m'as-tu-vu et quant-à-moi, porte-documents et sauve-qui-peut, cheveux-longs-idées-courtes, ronds-de-cuir et traîne-savates, trop-perçus et sous-fifres, taille-pipes, fausses-balles, va-t-en-guerre, tourne-à-gauche, tire-lignes, pousse-toi-de-là-que-je-m'y-mette, tragi-comiques, amateurs de noir au nez sensible. Les sentez-vous ? Fumet incomparable du sent-bon à tire-larigot : les voilà, avec une constance qui frise l'ascèse, avec une clairvoyance assourdissante, qui se fourvoient sur la présence envahissante d'une violence qui constitue l'essence même du genre, pour peu qu'elle soit distanciée, réfléchie, mûrie, comme c'est le cas ici. Incapables de se demander si la plus grande violence n'est pas, justement, la justification de sa propre absence. Incapables de songer un instant que ce qui dérange n'est pas la plus explicite des effusions de sang.
J'ai entendu, l'autre jour, en participant à un débat avec quelques "confrères", l'un d'eux proclamer avec fierté et sérieux sa faculté à éviter le trash. Doit-on comprendre que la black novel, pour reprendre un anglicisme à la mode, a l'obligation d'être clean ? Revenons un instant, mes amis, sur la notion de trash (notion que je n'ai pas pu développer lors du débat parce que Rama Yade passait juste après nous et qu'il n'y avait plus le temps et que... Allons, c'est une autre histoire). Le trash, c'est la poubelle, les ordures, les choses que l'on jette et dont on ne veut absolument plus entendre parler. Le trash, c'est les laissés-pour-compte, les fous, les perdus... Alors, oui, on peut effectivement produire de bons romans noirs sans revendiquer à tout prix cette tendance, mais de là à vouloir adopter une stratégie de l'évitement... Sans doute existe-t-il dans cette théorie emblématique d'une société propre où le danger, la saleté sont éradiqués - ou plutôt mieux dissimulés - un potentiel commercial évident. C'est l'air du temps. Et il est probable que cet auteur (ne me demandez pas son nom, je ne m'en souviens plus) était bien plus sexy dans son argumentation que votre serviteur.
Mais vous aurez compris que je m'égare : me voilà en train de parler de tout sauf des bouquins eux-mêmes.
Les voici donc. Après la Quality Street (registred Nestlé), la Quality Trash - une autre manière de "savourer les plaisirs gourmands" :

Par Antoine Chainas
Vendredi 14 août 2009

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Publié dans : Mona Cabriole

 


"Dans mon monde, on paye des figurants

former des groupes d’amis, on paye des enfants

pour appeler des inconnus « papa », on paye des

vivants pour avoir l’air mort et des morts

pour ressembler aux vivants."

Adriana de Rais.

Auteur - compositeur

Mona Cabriole 12 - Six Pieds sous les Vivants - Editions La Tengo - ISBN : 778.2.35461.004.3 - ISSN : 1961.1455 - 205 p - 8,50 E - Octobre 2009

Par Antoine Chainas
Mercredi 5 août 2009

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Lu ici le 21 juillet 2009 (extrait) :

"Lors de "grippe parties", les jeunes Anglais tentent de se transmettre le virus H1N1.
Le concept ? Des jeunes se réunissent pour faire la fête. Parmi eux, des porteurs du virus de la grippe A. L'objectif étant de se transmettre le virus H1N1 dans le but de contaminer un maximum de personnes."

L'Express.fr



Et lu là quelque part en 2008 (extrait) :

"- Nous surfons en ce moment sur une vague prometteuse, c'est la dernière mode : Kontamination, avec un K pour les initiés. Le barebacking, c'est déjà de l'histoire ancienne, même si nous possédons encore quelques backrooms spécialisées. Non, aujourd'hui, ce sont les dérivés protéinés des particules qui sont prisés. Bactériophage T2, cinquante pour cent de protéines. EMC, soixante-dix pour cent. Poliomyélite, soixante-quatrorze pour cent. Cow-pox, attention, on atteint des sommets, là : quatre-vingt-neuf pour cent. West Nile...
  - Des virus... Ce sont des noms de virus ? intervint Andreotti, abasourdi.
  - Tout juste, jeune homme. De nos jours, les gens veulent jouer. Ils veulent éprouver leur capital chance pour se sentir en vie. Les Russes et les Asiatiques ont la roulette, les indigènes de Papouasie ont leurs tourelles de bois, les Indiens d'Amazonie ont le datura, les Gabonais ont l'iboga, nos sociétés occidentales surmédicalisées ont les virus. C'est le must, en ce moment. Une sorte de rite primaire revisité. Et nous leur offrons la garantie d'un protocole exemplaire. Un échantillon ou individu infecté pour trente. Le même taux que pour l'industrie pharmaceutique. Ou les pelotons d'exécution."
Par Antoine Chainas
Jeudi 23 juillet 2009

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"So you want to be a writer ?

if it doesn’t come bursting out of you in spite of everything, don’t do it. unless it comes unasked out of your heart and your mind and your mouth and your gut, don’t do it. if you have to sit for hours staring at your computer screen or hunched over your typewriter searching for words, don’t do it. if you’re doing it for money or fame, don’t do it. if you’re doing it because you want women in your bed, don’t do it. if you have to sit there and rewrite it again and again, don’t do it. if it’s hard work just thinking about doing it, don’t do it. if you’re trying to write like somebody else, forget about it.

if you have to wait for it to roar out of you, then wait patiently. if it never does roar out of you, do something else.

if you first have to read it to your wife or your girlfriend or your boyfriend or your parents or to anybody at all, you’re not ready.

don’t be like so many writers, don’t be like so many thousands of people who call themselves writers, don’t be dull and boring and pretentious, don’t be consumed with self-love. the libraries of the world have yawned themselves to sleep over your kind. don’t add to that. don’t do it. unless it comes out of your soul like a rocket, unless being still would drive you to madness or suicide or murder, don’t do it. unless the sun inside you is burning your gut, don’t do it.

when it is truly time, and if you have been chosen, it will do it by itself and it will keep on doing it until you die or it dies in you.

there is no other way.

and there never was."
 Charles Bukowski

Par Antoine Chainas
Vendredi 17 juillet 2009

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Publié dans : Mona Cabriole


"Si le rock'n roll est mort,

Où est passé son corps ?"

Mona Cabriole - 19 octobre 2009.

Par Antoine Chainas
Mardi 7 juillet 2009

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