Publié dans : polar


"Si le rock'n roll est mort,

Où est passé son corps ?"

Mona Cabriole - 19 octobre 2009.

Par Antoine Chainas
Mardi 7 juillet 2009

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Publié dans : polar

 


Paris, 12 ème arrondissement : La journaliste Mona Cabriole parcourt les couloirs de la morgue à la recherche du corps sans tête d’Adriana de Rais. Cette supposée « star du rock underground » se serait suicidée. Son corps est introuvable, ainsi que toute information au sujet de l’artiste. A croire qu’il n’a jamais existé… Qui était Adriana de Rais, de son vrai nom Albert Duplot ? Un bouquiniste du quartier met la reporter de Parisnews sur la piste d’un journal de correspondances de l’artiste, annonçant sa propre mort.












Par Antoine Chainas
Lundi 6 juillet 2009

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J.G. Ballard (1930 - 2009)
L'Auteur fut
informé sur les conditions techniques de réalisation du geste, les difficultés techniques possibles de la ponction péridurale, les précautions diagnostiques et infectieuses, ainsi que les chances de succès.

Après vérification de l’absence de signes cliniques et biologiques en faveur d’un trouble de la coagulation ou d’un syndrome infectieux, à J3, les deux opérateurs et l'infirmier procédèrent au lavage chirurgical des mains, sarraux, gants et lunettes. Ils préparèrent l'ensemble du matériel anesthésie et réanimation, Monitoring TA FC et procédèrent à l'installation en décubitus latéral de l'Auteur : un coussin sous la tête, genoux remontés sur le ventre en position foetale. Ils repérèrent rapidement le point de ponction veineuse à gros débit sur le membre supérieur en position inférieure de l'Auteur. Le point de ponction péridural lombaire aurait lieu au même niveau que la ponction précédente. Ils mirent en place le garrot chirurgical sur les deux champs veineux et péridural de l'Auteur. Ils utilisèrent le matériel habituel de l’opérateur péridural : deux champs stériles autocollants, une cupule, des compresses en nombre nécessaire, une seringue 20 cc, une aiguille sous-cutanée, un flacon Xylo 1%NA, une aiguille de Tuohy, une seringue de repérage trois pièces luer lock ainsi que 20 cc sérum physiologique.

Le matériel de ponction veineuse à l'intention de l'Auteur comprendrait quant à lui : un cathéter g 14 ou g16, deux champs stériles autocollants et deux seringues 20 cc.

Les tables pour disposer les matériels et champs de couverture furent disposées de part et d'autre de l'Auteur.

L’anesthésie locale fut réalisée au niveau de la peau lombaire et du pli du coude de l'Auteur. La ponction veineuse aurait lieu au pli du coude céphalique ou basilique.
La ponction péridurale médiane, après repérage au sérum physiologique et tenant compte des données de la ponction précédente (distance espace péridural-peau), révéla la présence possible de LCR dans l’espace péridural. Cette note fut ajoutée au dossier de l'Auteur. L'infirmier procéda ensuite à un prélèvement veineux de sang total standard de 20 ml, avant de passer seringue pleine rapidement et stérilement à l’opérateur péridural.
L'injection péridurale, lente et progressive de 20 ml de sang, en testant la contre-résistance de l'Auteur, se passa sans accroc.
L'aiguille fut retirée de son dos et ils effectuèrent la cicaplaie au point de ponction péridural.
L'Auteur fut alors remis sur le dos. La pesanteur lombaire produisait de fait un effet volume péridural. James Graham Ballard éprouva instantanément un sentiment de grand soulagement.

 

 

 

Par Antoine Chainas
Mardi 28 avril 2009

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Aujourd'hui, vingt-sept avril.

Ciel nuageux et quelques ondées dès la mi-journée. 16 degrés l'après-midi. Vent sud-sud-ouest.

Pas de fièvre.

Un sentiment.

Par Antoine Chainas
Lundi 27 avril 2009

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27 avril 2009
AFP

Grippe porcine : un potentiel pandémique

2003

Adam Johnson

Parasites Like Us (Traduction française : Denoël - Lune d'Encre 2006)

"Au cours des deux journées suivantes, ils se sont mis à abattre les cochons.
Aucun de nous n'y a vraiment prêté attention, il faut bien le reconnaître. Une nouvelle sorte de grippe porcine circulait dans le Middle West, disait-on, et effectivement, de plus en plus de gens attrapaient un sale microbe. Nous ne nous sommes pas alarmés parce que rien qu'en deux ans, aux infos, nous avions vu les Européens abattre le bétail par dizaines de millions de têtes et les Chinois de Hong-kong supprimer tous leurs poulets, à raison de plusieurs millions par jour. Quand ils ont allumé le bûcher des porcs pour la première fois, j'étais assis sur les marches de la résidence. Plusieurs prisonniers sont sortis pour scruter la flambée. Ceux qui avaient regardé les nouvelles ont précisé que rien qu'en Iowa, on était en train d'abattre quinze millions de cochons. Dans les magasins, on retirait le bacon de tous les rayons. Les hôpitaux avaient ouvert des zones de quarantaine. Pendant la discussion, un vieux prisonnier a toussé, et tout le monde a instinctivement reculé d'un pas."
Par Antoine Chainas
Dimanche 26 avril 2009

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Here she comes. You better watch your step...



























Christa "Nico" Päffgen par Herbert Tobias. Berlin, 1956.

Par Antoine Chainas
Lundi 23 mars 2009

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Après ça : 











A la porte de Versailles, on enchaîne par le Salon du Livre du 13 au 18 mars.














Hasard ou coïncidence ? L'occasion, en tout cas, de se remémorer - en écho aux fulgurances d'un Julien Gracq- les propos que Sainte-Beuve tenait sur la littérature industrielle :
"La littérature industrielle est arrivée à supprimer la critique et à occuper la place à peu près sans contradiction et comme si elle existait seule. [...] La connivence éteint tout cri d'alarme.[...] Le champ [libre] a, été de tous temps infesté par des bandes; mais jamais il ne lui arriva d'être envahi, exploité, réclamé à titre de juste possession, par une bande si nombreuse, si disparate et presque organisée comme nous le voyons, aujourd'hui, et avec cette seule devise inscrite au drapeau Vivre en écrivant. [...] Il faut bien se résigner aux habitudes nouvelles, à l'invasion de la démocratie littéraire comme à l'avènement de toutes les autres démocraties. Peu importe que cela semble plus criant en littérature. Ce sera de moins en moins un trait distinctif que d'écrire et de faire imprimer. Avec nos mœurs électorales, industrielles, tout le monde, une fois au moins dans sa vie, aura eu sa page, son discours, son prospectus, son toast, sera auteur."
Et Charles-Augustin de conclure :
"Cette littérature en un mot, qu'on est fâché d'avoir tant de fois à nommer industrielle [...], a eu le vouloir et les instruments d'innovation, les capitaux et les talents, elle a toujours tout gaspillé : l'idée morale était absente, même la moindre; la cupidité égoïste d'un chacun portait bientôt ruine à l'ensemble."

C'était en 1839, et aujourd'hui encore, ça fait mal, très mal... En ces temps de crise, joignons les mains, mes frères, fermons les yeux, écrasons une larme et méditons ces paroles prophétiques s'il en est...

Par Antoine Chainas
Jeudi 5 mars 2009

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Pour le plaisir, pour le chant, pour la charge...

"La race, ce que t'appelles comme ça, c'est seulement ce grand ramassis de miteux dans mon genre, chassieux, puceux, transis, qui ont échoué ici poursuivis par la faim, la peste, les tumeurs et le froid, venus vaincus des quatre coins du monde. Ils ne pouvaient pas aller plus loin à cause de la mer. C'est ça la France et puis c'est ça les Français."
L.F. Céline - Voyage au Bout de la Nuit- Gallimard, 1952
Par Antoine Chainas
Lundi 2 mars 2009

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Publié dans : nouvelle/poésie

Trois petits poèmes neurasthéniques dédiés à ceux qui veulent arrêter

Et à ceux qui ignorent

comment continuer.


Variation # 1









Parce qu'on oublie pas l'odeur du charnier partout dans les rues en période de pleine salubrité

Parce qu'on oublie pas la merde entre les dents des gens, dans leur moindre sourire, la plus petite parole,

Parce qu'on oublie pas la viande, celle qu'on taillade, celle qu'on baise

Jusqu'au sang,

Et les caresses sous la peau. Les baisers froids, la débandade,

Aux matins arrosés, kérosène frelaté. Et les nuits blanches. Tant de nuits blanches. Si blanches.

Parce qu'on oublie pas l'homme, trou puant, trou sans fond

Avec rien entre les mains que sa queue et tes seins.

On n'oublie pas, non,

On espère.


Variation #2

 








On sera ni le prochain ni le suivant. Ni le dernier.

A crever.

On se planque, on essaye, volume au maximum, la mémoire au chalumeau, quelques pilules bien rangées à gauche

De la télécommande.

Au panier la fierté, aux chiottes l'intégrité !

On n'oublie pas, non,

ni de geindre comme un chiot, ni de prier ni de trembler.

On n'oublie pas, non,

Pas la vie qu'on regrette, bouffé par les vers,

Pas la vie qu'on vomit en se rappelant demain,

Ou le creux de tes reins.

Car voici la nuit.

On n'oublie pas qu'à deux pas des vitrines, derrière les magasins, y a un vieux qui chemine

vers la tombe.

Vers la tombe.


Variation #3







On n'oublie pas.

On compte.

Un.

Deux.

Trois.

Les morts nous regardent, sans cesse plus nombreux.

Eux connaissent déjà

La course du poison, le long des veines, droit au coeur, la pulsation muette des halogènes

Qui s'éteignent.

Quatre.

Cinq.

On n'oublie pas.

On n'oublie rien.

Par Antoine Chainas
Dimanche 1 mars 2009

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« Pour moi, l'écrivain est quelqu'un qui écrit, qui a envie d'écrire, qui écrit des livres, puis il passe le texte à l'éditeur qui s'occupe de l'imprimer, de le diffuser, de le faire connaître, de faire la publicité, etc. Chacun son métier. Je considère que c'est ainsi qu'il faut continuer, je me suis toujours comporté de cette façon, mais maintenant - je crois que c'est à tort - les écrivains ont pris sur eux une bonne partie du travail qui revenait à l'éditeur. Ce sont eux qui font la promotion de leurs livres (…). On demande aujourd'hui à l'homme d'État d'être constamment en prise, en état de dialogue familier et immédiat avec les citoyens. On le demande aussi à l'écrivain avec son public, alors que son travail essentiel est d'écrire des livres – de qualité si possible – et non de « causer dans le poste », de parader sur les estrades télévisuelles, ou de discuter de ses livres avec les bambins des classes élémentaires. Cela n'a pas grand sens, ni grande portée, et on a le droit de s'en abstenir. »


En lisant, en écrivant

 

Julien Gracq - Editions Corti - 1985.
Par Antoine Chainas
Jeudi 26 février 2009

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